Laboratoire DYNAMIQUES
& PLANIFICATION   SPATIALES

             Labo-HS-01
            MESRST 1999


 

  Université de Tunis 
 
Faculté des Sciences   
94, Boulevard 9 avril - 1007 Tunis
Humaines & Sociales
 
 Tel : +216-71.560950 / 840 / 932
 
                                                    Fax : +216-71567551

LABORATOIRE  DYNAMIQUES  &  PLANIFICATION  SPATIALES  - D.P.S

Dynamiques &
Planification
Spatiales


                      Présentation du Laboratoire          Nouveau          Liens Utiles                                                           

    
Contact

Journée d'études

Séances Scientifiques

Séminaire

 Rapport Final 1999-2003

 Recherche sur le Site

Dernière mise à jour
12/06/2004

          Suite 4
de la Journée d'étude
:
(1)  (2)  (3)   (4) 

 


CONCLUSION

 

            La Tunisie subit plus ou moins passivement la globalisation des équipementiers automobiles mondiaux. Les stratégies de ces firmes de se redéployer à la marge de l'UE, sur le Maghreb, en l'occurrence ne sont saisies en Tunisie que comme une opportunité d'IDE et de création possible d'emplois. C'est pourquoi, les pouvoirs publics tunisiens, même avec un secteur textile en mal d'exportation (fin des Accords multifibres de 1978) s'entête –ou plutôt n'a pas de choix- à  toujours s'appuyer sur l'avantage comparative des bas salaires, refusant ainsi de changer la problématique de l'industrialisation tunisienne à l'heure d'une mondialisation réclamée du moins au niveau du discours officielle. L'Etat a ainsi mis le tissus industriel exportateur fraîchement crée à la merci de la concurrence devenue planétaire et aux changements de la conjoncture économique mondiale.   

Bref, en 2001, la Tunisie n'a toujours pas D'avantages construits qui peuvent attirer les investisseurs internationaux. Cette défaillance majeure dans le dispositif de la ZLE avec l'UE, court-circuit une métropolisation tant souhaitée par les aménageurs tunisiens, car jusqu'à maintenant ni la Tunisie, ni sa capitale, ni ces grandes villes n'ont pu intéresser les Firmes multinationales. La faiblesse du tissu industriel national, ou tout simplement l'absence de District industriel est la principale explication de cet échec.                                                       

 

BIBLIOGRAPHIE  

-        API (CEPI), 2000: Etude de positionnement de la branche des composants automobile. Tunis les cahiers du CPEI n° 9, P 48.

-        API, 1994 : Etude stratégique sur le secteur des composants et de pièces détachées pour automobiles, Tunis, 63P. (Dépouillement personnel Des 49 questionnaires d'enquêtes réalisées par l'API lors de la préparation de cette étude).

-        API (CEPI) 1999: Etude de positionnement de la branche des faisceaux de câbles (rapport  final), Tunis,  les cahiers du CEPI n° 4, 126p.

-        API (CEPI), 2000: Etude de positionnement stratégique du secteur de composants automobiles en Tunisie. Tunis, les cahiers du CPEI n°9, 134p.

-        BANQUE MONDIALE, 1996 : Tunisie : intégration mondiale et développement durable : choix stratégique pour le XXI ème siècle. Washington, 78p.

-        BELHADI (A.), 1992 : Espace et société en Tunisie : développement et organisation de l'espace depuis l' Indépendance. Tunis, Publication de la Faculté des Sciences Humaine et Sociales de Tunis, 3 Tomes, 815p.

-        BELHADI (A.), 2000 : La littoralisation et la mondialisation : Etats des lieux et enjeux. In RTG n°30, pp5-49.

-        BELLON (B), et GOUIA (R), 1997 : Théorie et enjeux de l'investissement directe  étranger. In "l'investissements directs étranger et développement industriel méditerranéen " Paris, Economica, pp 6-32.   

-        BELLON B. GOUIA R., (1998) : Investissement direct étrangers et développement industriel méditerranéen. Paris, Economica, 234p.

-        BEN ABDENNABI (H) et REZGUI (S), 1998 : les effets des IDE sur les systèmes d'innovation et apprentissage. In "l'investissements directs étranger et développement industriel méditerranéen " Paris, Economica, pp 135 – 145.

-        BENKO (G.), LIPIETZ (A.), eds., 2000 : La richesse des régions. La nouvelle géographie socio-économique, Paris, PUF, 564p.

-        BENKO (G.), LIPIETZ (A.), sous la direction de, 1992 : Les régions qui gagnent : district et réseaux : les nouveaux paradigmes de la géographie économique, PUF, Paris, 424p.

-        BENKO (G.), 2001 : Lexique de géographie économique, Armand Colin, Paris, 95p.

-        BOUGZALA (M.), 2000 : Les effets de libre échange sur la main d'œuvre le cas de la Tunisie et du Maroc. IN, La mondialisation, origines, développement et effets, sous la direction de J.D. THWAITES, Paris, l' Harmattan, pp, 825-853.

-        BOYER (R.), 1986 : La théorie de la régulation : une analyse critique, Paris, La Découverte, 457p.

-        BOYER (R.), 1992 : Les alternatives au fordisme, des années 80 au XXI ème siècle. In BENKO (G.), LIPIETZ (A.), (1992) : Les régions qui gagnent? Paris, PUF, pp 189-226.

-        BOYER (R.), 1996 : La globalisation mythes et réalités. Paris , Cprémap-Miméo, 334p.

-        BOYER (R.), FRESSINET (M.), 2000 : Les modèles productifs, Pari, La Découverte 512p.

-        CABANNE  (C), sous le direction de, 1992 : Lexique de géographie humaine économique. Paris, Dalloz, 310p.

-        CNUCED, 1996 : Rapport sur l'investissement direct étranger dans le monde,    Washington et Genève, 571p

-        CNUCED, 1999: Rapport sur l'investissement direct étranger dans le monde : les fusion et acquisitions internationales et le développement. Washington et Genève, 571p.

-        CERES (collectif), 1999 : La méditerranée : l'homme et la mer; Dans le cadre du projet PNM" Les villes ports en Tunisie" 572p (en français) et 96p (en arabe).Tunis, Publication du CERES.

-        CREDIF et OCF, 2001 : Femmes et emplois en Tunisie (Rapport final), Tunis, 253p.  

-        DLALA (H.), 1999 : Nouvelle littoralité industrielle en Tunisie, mondialisation et aménagement du territoire, in L'espace géographique n°1, 1999, pp 49-58.

-        DEG (Société allemande d'Investissement et de Développement), 1998 : Les industries électriques et mécaniques en Tunisie : conditions d'investissements et coûts de production. Confidentiel; non paginé.

-        DEG (Société allemande d'Investissement et de Développement), 1998 : Les industries électriques et mécaniques en Tunisie : conditions d'investissements et coûts de production. Confidentiel; non paginé.

-        DLALA (H.), 1990 : Le transfert de technologie et de savoir-faire industriels en Tunisie. Annales de Géographie, Paris, n° 554, pp. 441-556.

-        DIMASSI (H), 1995 : Aperçu historique sur le processus d'accumulation tunisien : 1961-1993. In "lectures  stratégiques" Tunis, ITES, pp 60-73.

-        DOLFFUS (O.), 1997 : La mondialisation, Paris, Presse de Sciences Po, 163p

-        DOLFFUS (O.), GRATALOUP (C.), LEVY (J.), 1999 : Trois ou quatre choses que la mondialisation dit à la géographie, in L'espace géographique n°1, pp1-11.

-        FALISE (M.), 1977 : La sous-traitance internationale et l'élargissement de la capacité d'absorption technologique des P.V.D., OCDE, Paris, 63 p.

-        FERGANNE (A.), et BE HAMIDA (e.), 1998 : Les implantations d'entreprise off-shore en Tunisie, qu'elles retombées sur l'économie. In Monde Arabe, Mghreb-Machrek n° 160, Paris, La Documentation Française, pp 50-68.

-        GHORBEL (A.), 1980 : La sous-traitance internationale et la politique de développement industriel : étude théorique et application au cas tunisien. Thèse de Doctorat d'Etat, Sciences Economiques, Univ. Nice, 425 p., ronéo.

-        IACE, 1991 : L'éducation, la formation et l'entreprise. Tunis, 251 p.

-        INS: Recensement Général de la Population pour les années 1975 et 1984 et Enquête Population Emploi pour 1989.

-        INS : Recensement général de la population et de l’habitat de 1994, premiers résultats, 1995

-        JACOT (J.H.), sous la direction de, 1990 : Du fordisme au toyotisme? Des voies de la modernisation du système automobile en France et au japon, in Etudes et Recherches n°718,438p.

-        LACHATAR (H) 1986 : Sous – traitante internationale et maîtrise technologique: un examen de l'expérience tunisienne. Thèse de doctorat troisième cycle, science économiques, Université de Grenoble, 485P.

-        LEVY (J.) : Une géographie visitée par le monde, in L'espace géographique n°1, pp 23-28.

-        LOULAUT (F.) 2000 : Variation sur un concept; le pays, in L'information géographique n°64 pp347-362.

-        LYDIE (L,) 1998 : Stratégie d'internationalisation : l'industrie automobile montre    l'exemple. In Problèmes économiques n° 2591-2592, La Documentation française,    paris, pp, 70-73

-        MAMOU (H), 1995 : Eléments pour une stratégie en matière de formation professionnelle et d'emploi. In "lectures  stratégiques". Tunis, ITES, p129.

-        MICHALCT (CH). A), 1999 : "La Tunisie le renforcement de l'attractivité" in BELLON (B), et GOUIA (R) : Investissements directs étrangers et développement industriel méditerranéen. Paris, Economica. Pp 99 – 120.

-        METRAL (A.), 2000 : Entreprendre et innover à Tunis. Ancrage territorial et inscription dans les réseaux internationaux des entrepreneurs privés industriels de la région de Tunis. Thèse de Géographie, URBAMA, Université de Tours, 528p.

-        Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire; DGAT. DIRASSET- GROUPE HUIT-IGIP : Schéma directeur d'aménagement du territoire national; 3Livres; 5 volumes.

-        MUTIN (G.), 1980 : Implantations industrielles et aménagement du territoire en Algérie. Revue de Géographie de Lyon, pp. 5-37.

-        RAYMOND-MARIN (L.), 1995: La délocalisation off-shore. PARIS, PUF, 128p.  

-        REICH (R.), 1995 : L'économie mondialisée, Paris, Dunod, 336p.

-        SIGNOLES (P.), 1985 : L'espace tunisien : Capitale et Etat-région. URBAMA, CNRS, Tours, fascicules 14 et 15, 1 041 p.

-        TIZAOUI Hammadi, 1997: Les Industries de montage automobile en Tunisie ( y compris la fabrication des pièces détachées et des composants : étude de géographie économique. France Lille, Septentrion Presse Universitaire (thèse à la carte), 410 p.

-        TIZAOUI Hammadi, 2001 : La mondialisation de l'industrie tunisienne. Les industries automobiles en Tunisie : étude de géographie économique, Tunis, Publication de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis, 495p.

-        TIZAOUI Hammadi, 2000 : La mondialisation de l'industrie tunisienne : le cas de l'industrie automobile (y compris la fabrication de compsants et de pieces détachées pour automobiles, Tunis, Revue Tunisienne de Géographie n°30 : pp 141-182.

-        THWAITES (J.D.), sous la direction de, 2000 : La mondialisation, origines, développement et effets. Paris, L'Harmattan, 874p.

-        ZOUARI-BOUATTOUR (S.), L'emploi des femmes en Tunisie. Tunis, étude présenté à la Conférence Nationale sur l'Emploi, 49p.

-        VELTZ (P.), 1992 : Hiérarchies et réseaux dans l'organisation des réseaux et des territoires. . In BENKO (G.), LIPIETZ (A.), (1992) : Les régions qui gagnent? Paris, PUF, pp 293-314.

-        UGTT, 2001 : L'Accord de Libre Echange entre la Tunisie et l'Union Européenne et ses retombées socio-économiques (en Arabe). Tunis, Puplication du Département de la Législation et des Etudes de l'UGTT, 752p.

-        URBACONSULT, Etude socio-économique sur la cité Ennasr (Mateur), Etude réalisée pour le Commissariat Général au Développement Régional, Tunis, 1992, 417p.

-        www. CLEPA.Com,  site Web de  l'organisation européenne des équipementiers.



[1] Les investisseurs étrangers dans l'industrie ne sont soumis, en Tunisie, à aucune restriction au niveau de la répartition du capital, de la forme juridique ou de la nature de l'activité de l'entreprise. La part du capital de l'investisseur étranger peut être fixé librement, un investissement sans partenaire tunisien (part de capital à 100%) est également admis. Et puisque la grande majorité des investisseurs étrangers travaillent pour l'exportation, ils choisissent de ne pas s'associer à des partenaires tunisiens, d'abord parce que la loi ne les obligent pas à le faire, ensuite,  pour plusieurs investisseurs étrangers, l'association avec un partenaire local n'apporte pas de plus (surtout que le marché domestique est toujours soumis à divers restrictions), si elle ne complique pas la gestion de l'entreprise projetée. Le cas de joint venture entre entreprises tunisiennes et étrangères est très limité, là ou ça se réalise, le rôle du partenaire tunisien est souvent limité au financement des terrains et des bâtiments… Ce ci démontre le faible dynamisme des entreprisses locales

[2] DEG (Société Allemande d'Investissement et de Développement), 1998 : Les industries électriques et mécaniques en Tunisie : conditions d'investissements et coûts de production. Confidentiel; non paginé

[3]  BELLON (B) et GOUIA (R.), 1999 : Investissements directs étrangers et développement industriel méditerranéen. Paris, économica, 234p.

[4] Le chiffre d'affaires de l'ensemble des filiales étrangères dans le monde (14 000 milliards de dollars en 1999,

contre 3 000 milliards en 1980) est aujourd'hui près de deux fois supérieur au montant des exportations dans le monde. Le rapport entre les entrées d'IDE au niveau mondial (soit 865 milliards de dollars en 1999) et la formation intérieure brute du capital  est à présent de 14% contre 2% il y a 20 ans et  au cours de la même période le rapport entre le stock mondial d'IDE et le PIB mondial est passé de 5 à 16%. De plus, entre la fin des années 60 et la fin des années 90, le nombre de sociétés nationales mères dans les 15 pays développés est passé d'environ 7 000 à près de 40 000.

[5] CNUCED, 2001 : Rapport sur l'investissement dans le monde : les fusions et acquisitions internationales et le développement. New York et Genève, 527p.

[6] En 1999, 10 pays ont reçu à eux seuls 74% du total de ces investissements.  S'agissant du monde en développement, 10 pays seulement ont reçu 80% du total des flux.

[7] En 1999, les pays développés ont attiré 636 milliard de dollars d'investissements étrangers directs, soit près des trois quart du total mondial. Les Etats-Unis et le Royaume6Unis ont été les premiers pays d'origine comme de destination de ces investissements. Après avoir stagné en 1998, les flux d'IDE dans les pays en développement ont repris leur tendance à la hausse : en 1999, il ont atteint le chiffre record de 208 milliard de dollars soit une progression de 16% par rapport à 1998. Cependant la part des pays en développement dans le montant total des entrées d'IDE a diminué, passant de 38% en 1997 à 24% en 1999.

[8] BOYER (R.), 1996 : La globalisation mythes et réalités. Paris, Cepremap-Miméo, 334p.

[9] Avec une mondialisation déferlante, Presque tout les pays ont modifié leurs cadres réglementaires de façon à favoriser le développement de la production internationale. Entre 1991 et 1999, 94% des 1 035 révisions adoptées aux niveau mondial aux dispositions législatives régissants les IDE ont crée un environnement plus favorables à ces investissements. Parallèlement à cet assouplissement le nombre des traits bilatéraux d'investissements- de plus en plus fréquent entre pays en développement- est passé de 181 à la fin 1981à 1856 à la fin de 1999. Dans le même temps, le nombre de conventions de double imposition passait quant à lui de 719 à 1 982.  

[10] RAYMOND-MARIN (L.), 1995: La délocalisation off-shore. Paris PUF, collection Que sais-je? 128p.

[11] BOYER (R.), 1986 : La théorie de la régulation : une analyse critique. Paris La Découverte, 413p.

[12] Le produit brut associé à la production internationale et le chiffre d'affaires des filiales à l'étranger dans le monde entier, qui sont deux mesures de la production internationale, a augmenté plus rapidement que le produit intérieur brut mondial et les exportations mondiales respectivement.

[13]CNUCED, 1999 : Rapport sur l'investissement direct étranger dans le monde, Washington, 571p.

[14] BANQUE MONDIALE, 1996 : Tunisie : intégration mondiale et développement durable : choix stratégique pour le 21 ème siècle. Washington, 78p.

[15] Ce qui n'est pas le cas de la Tunisie en 2001, cinq ans après le début de l'application des Accords de Libre Echange avec l'EU. Effectivement, l'Etat tunisien a admis la défaillance du secteur privé tunisien à atteindre- en matière d'investissement-  les prévisions du IX ème Plan de Développement Economique et Sociales (1997-2001), soit (56% des investissements totaux ).  En l'an 2000, seul le taux de 52% a été réalisé. Selon le rapport de synthèse de la Conférence Nationale sur la Promotion de l'Investissement Privé et la Création d'Entreprises, organisée par le Ministère de Développement Economique en Novembre 2000,  " pour relever le défis de l'emploi, de la croissance  et du développement équilibré,  le taux d'investissement du secteur privé doit atteindre 60% du total des investissements à la fin 2004!?  Pour ce faire, le taux de croissance des investissements privés ne doit pas descendre en dessous de 13% par an et à prix constant ; c'est-à-dire le double du taux de croissance des investissements privés pour la période 1997-2000". Il est tout à fait clair, que les investisseurs nationaux ne (Suite Note 15) :                                                                                                                                                               peuvent atteindre, à eux seuls, ces objectifs ambitieux. L'Etat tunisien mise, en réalité, sur les flux d' IDE qui sont également en panne. Ces derniers sont considérés comme une condition nécessaire au bouclage du schéma de financement  de l'économie nationale dans le contexte de la ZLE avec l'UE, étaient en deçà des espérances des pouvoirs publics tunisiens. Ces  flux (272 millions de dinars en 1996, 403 millions de dinars, en1997, 760 millions de dinars en 1998, 437 millions de dinars en 1999 et environ 1 137,5 millions de dinars en 2000) n'ont que légèrement dépassé le montant de ces mêmes flux dans les années quatre vingt dix. Notons enfin, que la répartition sectorielle est toujours caractérisée par la prédominance des investissements dans le secteur énergétique qui représente, en 1998, 70% des flux des IDE vers la Tunisie, les industries manufacturières ne représentent que 27% la même année. En 2000, énergie et privatisation ont totalisé 685 millions de Dinars, soit 60,2%du total des IDE cette année, la part des industries manufacturières avec 326,5 millions de Dinars dépasse à peine  les 28%. C'est pourquoi une  Conférence – une de plus!- Nationale sur la ZLE avec l'UE, a été organisée,  fin octobre 2001, par les pouvoirs publics tunisiens qui ont critiqué, pour la première fois ouvertement une certaine désengagement du partenaire européen dans l'application du volet financier des accords de la ZLE et le manque d'approche volontariste de la part de l'UE pour orienter ces IDE vers la Tunisie.

[16]  TIZAOUI (H,)  2001 : La mondialisation de l'industrie tunisienne : Les industries automobiles en Tunisie (étude de géographie    économique)  Tunis, Publication de la Faculté des sciences humaines et sociale de Tunis, 495p.

[17]L'industrie tunisienne de l 'automobile s'est caractérisée ces quinze dernières années par   le déclin (1988) de   l'activité de montage automobile qui a connue une régression spectaculaire de ses actifs passant de 2 540 salariés en 1985 à 747 seulement en 1991. Cependant, l'industrie automobile tunisienne a compensé ses pertes d' emplois par de nouvelles créations dans l'activité de fabrications de composants et de pièces détachées : 1 188 salariés en 1985, 2 500 en 1991 et plus de 16 000 en 2001.  La majorité des emplois crées sont le fait des entreprises totalement exportatrices qui ont vu leur effectifs passés de 50 salariés en 1980 à 268 en 1985 et à 2245 en 1992, soit un accroissement de 77% entre 1980 et 1985 et de 82,5% entre 1985 et 1992.  Avec 14 000 salariés environ (80% des salariés de l'industrie automobile), les entreprises off shore ont réalisé un  taux d'accroissement spectaculaire de 497% entre 1992 et 2001. Ce changement de structure de l'emploi dans l'industrie automobile tunisienne est la conséquence de l'apparition de nouveaux acteurs dans cette industrie, il s'agit de firmes multinationales d'équipements et de composants pour automobiles dans le mouvement de la mondialisation/globalisation de leurs production et approvisionnement.

[18]  Le cours du Dinar tunisien : 10 Francs Français valent en 2001, 1,95 Dinars tunisien ; et 1 Euro vaut, à la même date,  1,28  Dinars.

[20]: Lydie (L,) 1998 : Stratégie d'internationalisation : l'industrie automobile montre l'exemple. In Problèmes économiques n° 2591-2592, La Documentation française, paris, pp,70-73

[21] RAYMOND-MARIN (L;), 1195 : La délocalisation off-shore. Paris, PUF, Collection Que Sais-je? 128p. Dans cet ouvrage, l'auteur montre que c'est l'industrie textile tunisienne qui a bénéficié le plus de ce mouvement de délocalisation. Les industries d'équipements automobiles étaient très secondaires. Mais durant la dernière décennie du XXème siècle, l'industrie textile tunisienne est entrée dans une grave crise ; les délocalisations de l'Union Européenne bénéficient plutôt aux PECO et à l'Asie du Sud-est qu'à la Tunisie.

[22]JACOT (J.H.), sous la direction de, 1990 : Du fordisme au toyotisme? Des voies de la modernisation du système automobile en France et au japon, in Etudes et Recherches n°718,438p.  

[23]Le Monde du 28/12/2000.

[24]Le Monde du 28/12/2000.

[25] Le MONDE du 28/12/2000

[26] L'usine Nouvelle n° 2567, 1996, p28.

[27]Sylea sera repris en 2000, par Valeo qui lui manqué les produits électriques que fabriquaient Sylea pour la fabrication de modules et de système entier. Les usines Sylea dans le monde et en Tunisie, ont changé donc de propriétaire.

[28]  Les délocalisations se font discrètement et du coté français par crainte de la réaction des syndicats. Il en est de même  du coté du Maghreb, car dans ces  pays on ne veut pas être taxé de dumping social.

[29] Ce qui pose le problème de la définition du terme délocalisation. Stirto sensu, délocaliser consiste à fermer une usine sur le territoire national pour en ouvrir une autre à l'étranger. Mais il arrive souvent que l'on englobe dans les délocalisations tout ce qui pourrait être négoce mondial, coopération  internationale de production, échange de participation. C'est ainsi que l'on peut investir dans un pays étranger de deux manières : soit vous la forme d'acquisition d'une partie ou de la totalité du capital d'une entreprise déjà existante, soit en créant une entreprise ou en installant une activité de production équivalente. Au sens large du terme, délocalisation veut dire le transfert sur le territoire d'un autre pays d'une activité industrielle ou de service précédemment exercée sur le territoire national. On pourrait également parler de délocalisation, quant une entreprise contrôle dans un autre pays  que le sien, et par d'autres moyens que la propriété foncière, une production réimportée au pays d'origine. Par extension, le terme de délocalisation pose le problème de la sous-traitance à l'étranger. Celle-ci vers les pays de l'Europe de l'Est ou du Maghreb, peut s'accompagner d'investissement, mais pas nécessairement. En effet, la sous-traitance peut constituer simplement dans des transferts d'activités pour le compte d'un donneur d'ordre, sans que celui-ci s' y implique.

[30]Valeo est un groupe industriel français indépendant entièrement focalisé sur la conception, la fabrication et la vente de composants, de systèmes intégrés et des modules pour les automobiles et poids lourds. Valeo se classe parmi les premiers équipementiers mondiaux. Le groupe qui a réalisé un chiffre d'affaires de 7.7 milliard d'Euros en 1999, emploie 51 700 collaborateurs dans 20 pays avec 118 sites de production, 39 centres de recherches et développement et 10 centres de distributions. 

[31]Le 2 mai 2000, Valeo a conclu un accord avec la SNECMA en vue de l'acquisition des activités automobiles du groupe Labinal. Cette transaction interviendrait après l'acquisition par SNECMA de Sopartech, qui détient la majorité des droits de vote chez Labinal. Valeo procéderait à l'acquisition de la totalité des actions Syléa détenue par Labinal, soit 52,9%. Le périmètre repris représente un chiffre d'affaires en  1999 de 1,4 milliard d'Euros et compte 16 000 salariés sur 46 sites de production (dont trois en Tunisie). Slyea réalise 44% de son chiffre d'affaires en France, 53% en Europe et 3% dans le reste du monde. Pour le PDG de Valéo "cette opération est stratégique pur les activités électriques et électronique de Valéo. Le groupe conforte son activité de systémier dans ce secteur qui est en forte croissance. Cette opération aura un impact relatif immédiat sur le résultat net par action du Groupe. En outre, elle nous laisse une marge de manœuvre pour d'autres acquisitions. (Source : site Web de Valeo : http//www.Valéo.com.fr)

[32] API (CEPI), 2000 : Etude de positionnement stratégique du secteur de composants automobiles en Tunisie. Les cahiers du CEPI n°9, 134p.

[33]  312 en 1998.

[34]  89 en 1998.  

[35] Qui peuvent être considérés comme de grosses entreprises dans le tissu industriel tunisien.

[36]  Pour une géographie des entreprises plus précise voir troisième partie de ce travail.

[37] Notons qu'avec la création de deux entreprises de fils en cuivre pour automobile, l'activité a connue une certaine intégration technique verticale -qui reste insuffisante- et qui s'est répercuté sur les volumes importés de l'étranger en les réduisant mais d'une façon limitée.

[38]En principe, les entreprises off shore ont le droit d'écouler 20% de leur production sur le marché local, à condition que cette opération soit assimilée à une opération d'importation! (Démarches  douanières, etc…). En outre, elles ne doivent vendre qu'à des grossistes, si elles veulent vendre aux détails, elles doivent constituer des sociétés commerciales. Toutes ces dispositions sont perçues par ces entreprises comme ségrégatives vis-à-vis de l'entreprise autochtone, et réclament haut et   fort un statut juridique égalitaire entre les entreprises off shore et celles locales. D'ailleurs, à leurs yeux, cette ajustement/correction devrait être automatique dans une perspective de libéralisation à terme de l'investissement dans le cadre des Accords sur la ZLE avec l'UE qui rendra caduc toute ségrégation entre entreprises nationale et étrangère. En outre, les entreprises off shore sont peu intéressées par le marché local vu son extrême éxéguité.

[39]  REICH (R), 1995 : l'économie mondialisée. Paris, Dunod, et LYDIE (L), 1998 : "Stratégie d'internationalisation : l'Industrie automobile montre l'exemple" in problèmes économiques n° 2591- 2592, 1998, La Documentation française, Paris, pp. 70-73.

[40]Il parait que l'Etat tunisien a choisi délibérément pour continuer de bénéficier d'avantages comparatifs rentier comme l'abondance de main-d'oeuvre à bas salaries. Le but étant d'enrayer la progression du chômage et de maintenir des équilibres économiques fragiles. Faycel LAKHOUA, expert économiste du gouvernement tunisien le dit  clairement " si l'on regarde la structure de prix de certains produits qui n'ont pas une très grande valeur ajoutée, ou il y a une utilisation intensive de la main-d'œuvre, comme le textile, le cuir, les composants électriques et mécaniques, les produits pharmaceutiques, la Tunisie a encore un avantage comparatif très important sur ces produits là". Source : La Presse de Tunisie du 24/10/200                                                       

[41]Les PECO renforcent  leur position depuis la moitié des années 90 au détriment des pays du Maghreb. En effet, de nombreux avantages comparatifs des PECO par rapport aux pays du Maghreb (formation et qualification de la main-d'œuvre, coûts salariaux assez proches, existence d'un tissu industriel, proximité géographique continentale, diversité des modes de transport, disponibilité de services d'accompagnement…etc.), laissent présager le choix de cette nouvelle zone notamment pour les produits à fort valeur ajoutée.

[42]  MICHALET (CH. A), 1999 :  La  Tunisie le renforcement de l'attractivité in BELLON (B), et GOUIA (R) : Investissements directs étrangers et développement industriel méditerranéen. Paris, Economica. pp 99-120.

[43]Ce qu'a fait la Tunisie, et sans réserve, en signant, en 1995, le premier Accord de Libre Echange avec l'UE en Afrique du Nord  Et en adhérant à l' OMC l'année suivante. Signalons que l'approche tunisienne, "bon élèves des institutions de Bretton Wood, était volontariste, sinon précipitée, puisque l'Accord sur la ZLE avec l'UE a été appliqué par la Tunisie, en 1996, avant même qu'il ne soit signé par le Parlement Européen en 1998.

[44] Pour qu'un  pays figure sur la short list  des investisseurs globaux, celle qui correspond aux  "pays cœur" de l'économie mondial,  il doit recevoir au moins plus d'un milliard de dollars d'investissement direct par an. La Tunisie n'est pas encore à ce niveau, mais elle s'y approche rapidement.

[45] BANQUE MONDIALE, 1996 : Tunisie, intégration mondiale et développement durable : choix stratégique pour le XXI ème siècle.  Washington, 78p.

[46] DOLFFUS (O.), 1997 : La mondialisation, Paris, Presse de Science Po, 167p.

[47] API, CEPI, 1999 : Etude de positionnement de la branche faisceaux de câbles (Rapport final). Les cahiers du CEPI n° 4, 71 p.

[48]Les salaries des travailleurs permanent sont plus élevées dans les entreprises publiques que dans les entreprises privées nationales ou off-shore en particulier pour les travailleurs non qualifies. Une raison de la modicité relative des salaires du secteur off-shore est peut être le fait qu'il emploi une large proportions de femmes à bas salaires

[49] L'Etat tunisien et ses partenaires sociaux veillent à la stabilité des salaries pour sauvegarder la compétitivité internationale de l'économie tunisienne en veillant à ce que les Conventions Collectives (tri annuelle, le dernier en date a couvert la période de 1999 à 2001) n'exacerbent pas les taux d'inflation et qu'ils n'élèvent pas sérieusement les coûts unitaires de la main-d'œuvre au-delà des principaux pays concurrent. Cette politique trouve l'aval de la Banque Mondiale qui pronostique sur une libéralisation continue du marché du pays, et sur une décentralisation accrue du processus de la négociation des Conventions Collectives qui devront aider à maintenir les salaires et les prix en conformité avec les tendances internationales  

[50] Pour la plupart des industries français entendus par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale de ce pays ( Rapport n° 337 du sénateur M.J Arthuis, 1993, 231p. intitulé : " sur l'incidence économique et fiscale des délocalisations hors du territoire national des activités industrielle et de services", les choses sont claires ; " la faiblesse des coûts salariaux est la principale cause des délocalisations; Il faut en effet savoir qu'une déférence 1 à 20fois dans le coût de l'heure du travail ouvrier et de 1 à 3 pour l'ingénieur informaticien est déterminée pour la délocalisation de la production. Mais si les industriels voient dans le niveau des salaires la principale cause des délocalisations, les économistes apportent pour leur part, un correctif important à cette analyse. Pour eux, la modicité des coûts de travail pour les pays en développement est largement compensée par la moindre niveau de productivité. Sinon pourquoi toute l'activité industrielle mondiale ne se déplace-t-elle pas vers les pays en développement. Pour le Maghreb, les salaires sont environ dix fois plus bas au Maroc et en Tunisie que dans les pays de l'Union Européenne comme en France ou en Allemagne. En 1993 par exemple, le coût annuel moyen de la main d'œuvre manufacturière  tunisienne était égal à10% de celui de la France et à seulement 8.6% de celui de l'Allemagne. Toutefois, il faut aussi tenir compte du fait que la productivité brute moyenne du travail est également très basse. Ainsi, si l'on prend le coût unitaire du travail (le coût salarial par unité produite) on constate qu'en 1989, le coût du travail était inférieur en Allemagne à ce qu'il était en Tunisie. Les données sur les échanges marocaines et tunisienne montrent que la main d'œuvre des deux pays est compétitives par rapport à celle de l'Union Européenne dans de nombreux secteurs, mais qu'elles doivent faire face à cette concurrence de la part des pays de l'Europe Centrale et Orientale ainsi que de l'Asie, ou les salaires sont encore plus bas. L'avantage que procure au Maroc et à la Tunisie la proximité géographique de l'Union Européenne ne compense pas toujours cet écart de compétitivité.

[51] L'Algérie vient de signer début Décembre 2001, un Accord de Libre Echange avec l'Union Européenne.

[52]  ppm : pièces par millions

53 prospectus publicitaire édité par la Mairie de Mateur en 2000 et La Presse de Tunisie du 9/4/2000.

[54]Apparemment, le montage de l'usine d 'Utique est suspendu pour raison de conjoncture économique mondiale incertaine après les attentas du 11 septembre au Etats-Unis.

55 Et probablement parmi les plus grandes entreprises des industries manufacturières tunisiennes.

56Les chiffres d'emplois de l'industrie de câblage automobile sont approximatifs vu le turn over record dans ce secteur.

[57] CERES (collectif), 1999 : La méditerranée : l'homme et la mer; Dans le cadre du projet PNM" Les villes ports en Tunisie"572p (en français) et 96p (en arabe).

[58] Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire; DGAT. DIRASSET- GROUPE HUIT-IGIP : Schéma directeur d'aménagement du territoire national; Livre1; volume 2.

[59] D'ailleurs très mal connue, puisque les Recensements Généraux de la Population et de  l'Habitat (RGPH) n'ont pas prévu de questions à ce propos. En outre, les grandes enquêtes sur les transports urbain (celui de Tunis surtout) ne ventilent pas les motifs de déplacement au sein de l'espace urbain (déplacement de travail, de loisir, de services…) .Seuls des enquêtes empiriques peuvent mettre à jour l'existence et le fonctionnement de ces  bassins de main-d'œuvre en Tunisie qui ce limite finalement aux grandes villes littorales et leurs environs.

.Voir en outre, DIRASSET- GROUPE HUIT 2001 : Aménagement du territoire et zones d'activités Bilan diagnostic et orientations générales; rapport de première phase.320p.

[60]  CABANNE  (C), sous le dire de, 1992 : Lexique de géographie humaine économique. Paris, Dalloz, p40.

25 LOULAUT (F.) 2000 : Variation sur un concept; le pays, in L'information géographique n°64 pp347-362.   

[62]  TIZAOUI (H), 2000 : Les industries de montage automobile en Tunisie (y compris la fabrication de pièces détachées et de composants) : étude de géographie économique. Lille, Septentrion –Presse  Universitaire, 410p.

[63] La firme COFAT, fait partie du groupe CHAKIRA, un groupe familial. Il s'agit d'un groupe diversifié mais ou le noyau dur est constitué par l'activité de câblage automobile. Laquelle activité a propulsé le groupe au premier rang des entreprises privées tunisiennes en 2001avec un chiffre d'affaires de 139 millions de dollars.

[64] C'est parmi le premier mouvement d'internationalisation de l'industrie Tunisienne. Internationalisation généralement "imposée" pour le partenaire étranger Delphi Parckard Electric Europe dans le cas de Cofat international. Il ne s'agit donc pas d'un acte d'expansion économique mais plutôt d'une adaptation à la mondialisation des équipementiers  de l'automobile.  

[65]  Le nombre de salariés dans les entreprises de câblages change selon la conjoncture : L'effectif de Cofat a passé au cours de l'an 2000 ; De 1 780 en janvier a 1 793 en février, puis a redescendu à 1 424 en juin, 1 967 en juillet et a continué a descendre jusqu'à 1 359 seulement en novembre 2000. Cofat a connu de Janvier à Novembre 2000 537départs : 22 cadres et 515 ouvriers; soit un turn over record de 30,1%.     

[66] Dépouillement intégral du fichier personnel de l'entreprise Cofat et document "Bilan Social" établi par l'entreprise ce document nous a été gracieusement fourni par le chef du personnel de Cofat et il est d'une exceptionnelle qualité.  

[67] Le taux de rétention scolaire en Tunisie est des plus faibles dans le monde : en 1996, le taux de rétention des cycles secondaire et supérieure est de 6,1%. En 1975, ce taux s'est amélioré pour atteindre 9,6%, soit 106 672 élèves et étudiants qui ont interrompu leur études. En 1984, le taux de déperdition scolaire a reculé, mais le nombre d'élèves et étudiants qui ont quitté  l'Ecole a atteint 172 222. Le taux de rétention scolaire n'a cessé de s'améliorer en 1994(22,8%), mais le nombre de jeune qui interrompent leur scolarité frôlent des records avec 340374  jeunes . Cela veut dire que le système scolaire tunisien a mis sur le marché du travail, entre 1984 et 1994 512 596 jeunes peu ou pas qualifiés, dont la moitié sont des jeunes filles. En comptabilisant le taux de déperdition ( jusqu'avant la Réforme du système éducatif de 1993 qui a allongé la scolarisation obligatoire à 15 an), le système éducatif tunisien a mis sur le marché de travail, entre 1984 et 1994, un million de personnes environ!. Source : les Recensements Généraux de la Population et de l'Habitat).                                                              

[68] Le directeur du personnel, d'une ancienneté de 5 an nous déclarait qu'en 2001trés rares sont les salaries qui ont débuté avec lui à l'usine, le débauchage et l'arrêt des ouvriers à Contrat à Durée déterminée devient un problème à l'entreprise qui se trouve  obliger à recruter continuellement.

[69]  Interviewée en mars 2001.

[70]INS: Recensement Général de la Population pour les années 1975 et 1984 et Enquête Population Emploi pour 1989.

[71]Le nombre de chômeurs de sexe féminins a grimpé, pour le total du gouvernorat de Bizerte, par rapport à l’ensemble des chômeurs de ce même gouvernorat de 17,5% à 28,6%, passant de 3 100 à 6 100 chômeurs entre 1975 à 1989. Les taux de chômage général et féminin dans les délégations de l’Ouest du gouvernorat ont connu une croissance encore plus rapide.

[72]Chiffres avancés par la municipalité de Mateur.

[73]URBACONSULT, Etude socio-économique sur la cité Ennasr (Mateur), Etude réalisée pour le Commissariat Général au Développement Régional, Tunis, 1992, p. 17.

[74]Ce sont les critères des emplois d’exécution.

[75]Interview du Directeur Général de Renault Industrie de Tunisie, Mateur, octobre 2001. 

[76]INS : Recensement général de la population et de l’habitat de 1994, premiers résultats, 1995.

56 En 2001, la ville de Mateur abrite 37 établissements industriels employant, 5 240 salariés : leurs majorités       sont dans les Industries Electriques et Electronique (IEE), le câblage automobile  totalise à lui seul,  2 946 salariés (soit 57%) et 7 entreprises (19%). L'industrie textile totalement exportatrice emploi dans 11 firmes, 1 455 salariés (28%). Les industries agro-alimentaires viennent en troisième position avec 10 établissements (27%) et 302 salariés (5,7%). L'industrie  mateuroise fait du métier de câblage automobile une spécialité locale.  

[78]  Mais il paraît que si cette concurrence peut arriver localement à des situations de pénurie de main d'œuvre comme c'est le cas du mateurois, dans d'autres localités, c'est-à-dire le reste du gouvernorat de Bizerte (excepté Menzel Bourguiba et Mateur), les possibilités de recrutement  des jeunes filles parait "illimités" puisque les taux d'activité féminin sont toujours très faibles en 1994 23,3% contre 76,7% pour les hommes. En outre, la modernisation de vie des femmes, abstraction faite des milieux d'origines urbain ou rural, fait que la majorité des filles scolarisées – jusqu'au cycle secondaire surtout aspirent à un emploi et s'inscrivent régulièrement comme chômeurs ou bureaux de l'Agence Tunisienne de l'Emploi ( source : RGPH, 1994). 

 

                                                                                                                

Hébergé gratuitement par Kokoom
compteur gratuit pour blogs et pages web